2016年几内亚矿产资源开发简况

发布日期:2017-01-11 19:54:16来源:驻几内亚使馆经商处作者:
2016年几内亚矿产资源开发简况 1月10日,几内亚地矿部发表公告,回顾和总结了2016年几内亚矿产资源开发情况。铝土矿,1800万吨,名列世界第6位,排在澳大利亚、巴西、中国、印度和印尼之后。黄金:40-50万盎司,在非洲国家名列第7位,

2016年几内亚矿产资源开发简况


110日,几内亚地矿部发表公告,回顾和总结了2016年几内亚矿产资源开发情况。

铝土矿,1800万吨,名列世界第6位,排在澳大利亚、巴西、中国、印度和印尼之后。

黄金:40-50万盎司,在非洲国家名列第7位,排在南非、苏丹、加纳、布基纳法索、马里、坦桑尼亚之后。

钻石:30-50万克拉,目前全部为手工开采。


2016年几内亚地矿部接受外国援助情况:

世界银行援助2000万美元,美国援外署援助900万美元。


                        驻几内亚使馆经商处

                         2016111



LE BULLETIN DU GOUVERNEMENT - JANVIER 2017

ETAT DE NOS REFORMES : COOPÉRATION ET INVESTISSEMENTS DANS LE SECTEUR MINIER (Par Alsény Bangoura, SECIM)

Conakry, le 10 Janvier 2017 Principales matières minérales et Gisements : Uranium, Nickel, Chrome, Cobalt, Cuivre, Plomb, Zinc, Calcaire, Hydrocarbures, etc. La vocation minière de la Guinée est toute prescrite !

A-Généralités

Ce potentiel est encore faiblement exploité malgré une contribution de presque 15% au PIB du pays :

-Bauxite18 millions de tonnes/an (6éme rang mondial après lAustralie, le Brésil, la Chine, lInde et lIndonésie).

-Alumine 700 000 t/an : Cette production a cessé depuis 2012 avec la fermeture de la raffinerie de Fria ;

-Or : entre 400 mille et 500 000 onces par an (7éme rang africain après lAfrique du Sud, le Soudan, le Ghana, le Burkina, le Mali et la Tanzanie);

Diamant : entre 300 mille et 500 000 carats par an. Actuellement la production guinéenne est totalement artisanale.

La Troisième République et la Gestion du secteur minier

Depuis lavènement de la 3éme République, le secteur minier, en raison de son importance pour le potentiel de développement du pays, a retenu vivement lattention du gouvernement et du Président de la République.

A cet effet, différentes actions ont été entreprises avec pour objectif de développer une politique minière devant mener à une optimisation du développement du secteur à travers une gouvernance assainie et une augmentation des revenus issus du secteur, le tout pour catalyser le développement économique du pays.

B- Diagnostic

La première action menée fut de faire un diagnostic du secteur, afin d’’épingler’’ les maux qui entravent le développement du secteur. Au terme de cet exercice, plusieurs contraintes furent identifiées, dont entre autres :

- La mal gouvernance ;

- La situation pléthorique des titres miniers ;

- La faible implication de lEtat dans le processus de mise en valeur des ressources identifiées ;

- La faiblesse des revenus tirés du secteur par lEtat ;

- La faiblesse des infrastructures ;

- La faiblesse de limpact des exploitations minières pour les communautés environnantes ;

- La non systématisation des études dimpact environnemental et social ;

- La prolifération de conventions minières léonines ;

Insuffisance de formation des cadres pour les nouveaux besoins du secteur.

C- Les faits marquants

1- Un nouveau Code Minier fut adopté en Septembre 2011

Une révision de ce code a eu lieu en 2013, pour corriger certaines insuffisances constatées. Il fut lun des premiers chantiers mis en place dans le secteur minier dont les principes sont les suivants :

-Bonne Gouvernance et Transparence dans le secteur minier ;

-Gestion Assainie du Cadastre Minier avec des principes déquité daccès aux titres ;

-Participation accrue de lEtat au processus de développement des ressources minérales avec à la clé la création dune société nationale du patrimoine minier ;

-Un régime fiscal et douanier, qui tout en gardant lattractivité nécessaire aux investisseurs, optimise les revenus que lEtat pourrait tirer du secteur ;

- Renforcement des capacités institutionnelles et humaines ;

- Amélioration du contenu local des exploitations minières ;

- Poursuite de la recherche géologique et minière ;

- Amélioration de limpact des exploitations minières sur les communautés environnantes ;

- Systématisation des études dimpact environnemental et social

2- Le Code Pétrolier

Après le Code Minier, un autre chantier non moins important fut ouvert par lAdministration Minière ; la rédaction dun Nouveau Code Pétrolier.

Il sagissait à cet effet de toiletter lancien code, ladapter aux Nouvelles réalités du secteur amont de la chaine de production pétrolière et y intégrer les nouveaux concepts à léchelle internationale.

Le Code issu de ce processus a été adopté par le Gouvernement avant dêtre acté en Loi de la République en Décembre 2014 par lAssemblée Nationale.

3- Gouvernance et Transparence

Dans ce cadre de la bonne gouvernance, les actions suivantes ont été accomplies:

- LITIE : Après plusieurs années de suspension, la Guinée a été déclarée Pays Conforme en 2014 après un laborieux travail de publication des rapports (2008, 2009, 2010, 2011, 2012 et 2013), lopérationnalisation des instances de gouvernance (Comité exécutif présidé par le Premier Ministre et le Comité de Pilotage).

- Processus de Kimberley.

Le processus de Kimberley est une plateforme internationale pour lélimination complète des diamants de sang de la filière. La République de Guinée y a adhéré depuis 2001.

Ces dernières années le pays était menacé de sanction en raison des grandes distorsions entre les chiffres officiels de vente et ceux enregistrés en Anvers (Belgique) et ailleurs. Une application rigoureuse de la règlementation et la sensibilisation/explication au niveau international ont permis déviter les dites sanctions pour le moment.

Une meilleure organisation de la filière de production artisanale est nécessaire pour éradiquer les menaces de sanction contre la Guinée.

4- Publication des Conventions Minières

Une autre activité principale de Transparence entreprise par le Gouvernement a été la Publication des Titres et Conventions Minières.

A ce jour, lensemble des conventions existantes ont été publiées sur le site du Comité de Revue des Titres (www.contratsminiersguinee.org) et aussi les activités réalisées sont publiées sur le site web du Département (www.mines.org)

5- Audit du Cadastre

La gestion du Cadastre Minier est un point nodal dans la gestion du secteur minier. En effet le titre minier, objet principal du cadastre est le ‘’Backbone’’ de toute activité minière. Cest pourquoi dès le début de la 3éme République, il a été lancé en 2011 un audit du Cadastre minier.

Cet audit fut assuré par le C********et KPMG. Au résultat de cet audit près de 800 titres de recherches furent annulés au motif dinactivité notoire entrainant le gel des surfaces et des ressources.

Présentement les outils du Cadastre sont en rénovation avec laide du PAGSEM, afin de lui conférer plus de modernité (logiciel et équipement informatique), de précision (revue des points géodésiques), le tout avec un support humain capable dopérer, de maintenir, danalyser les données brutes et tirer les conclusions adéquates (renforcement des capacités humaines).

Assurer une meilleure prévention et gestion des conflits entre les opérateurs miniers et les communautés daccueil.

Dans le cadre de la prévention et la gestion des conflits dans les zones minières, lapproche a consisté à la mise en place dun système de veille dans les régions minières sensibles en guise de mécanisme dalerte précoce.

Ces systèmes dalerte ont pour objectif déviter les violences dans les zones minières et prévenir les arrêts des activités dexplorations et dexploitations minières.

Les services de la Direction Nationale des Mines ont été fortement impliqués dans les activités de sensibilisation et de formation dans les zones aurifères de Siguiri, Mandiana, Kouroussa, Kankan.

Aussi, le lancement dune table ronde a eu lieu le 3 juin 2016, présidé par le Premier Ministre et qui sera réalisé au mois de Novembre cette année.

6- Gouvernance et Transparence (suite)

Assurer une meilleure prévention et gestion des conflits entre les opérateurs miniers et les communautés daccueil. Les conflits signalés à Kintinian entre la SAG et les communautés locales ont été efficacement gérés.

Les équipes de sensibilisation ont continué leurs opérations de formation et de sensibilisation dans les zones à fortes potentialités conflictuelles.

Outre les actions directement menées par les services de ladministration minière centrale dans les zones minières, dautres projets notamment financés par les partenaires techniques et financiers ont été suivis.

En effet, quarante (40) Comités de Concertation dans les Localités Minières (CCLM) ont été rendus opérationnels.

Le Comité Interministériel de Suivi des Projets Miniers Intégrés (CISPMI). Il été mis en place pour corriger les insuffisances au sein des différentes administrations impliquées dans le processus de délivrance des permis et autorisations nécessaires au développement des grands projets miniers intégrés.

Le Mandat du CISPMI est limité à la phase de développement (étude et construction de la mine et des infrastructures) pour un investissement égal ou supérieur à 1 milliard $ US.

Il a deux structures dappui qui sont : le Comité Technique et le Secrétariat Permanent :

- LE COMITE TECHNIQUE (CT)

Le comité Technique assure linterface entre le CISPMI et la structure opérationnelle, le Secrétariat Permanent.

- LE SECRETARIAT PERMANENT (SP)

Le Secrétariat Permanent est placé sous lautorité du Ministre des Mines et de la Géologie; il est linstance opérationnelle du CISPMI

7- Revue des Contrats Miniers

Lobjectif était dharmoniser autant soit peu, les conventions avec la Nouvelle législation aux fins déviter la création de deux (2) classes de conventions : les avant la loi et les après la loi.

A cet effet, un Comité a été mis en place en Avril 2012 pour conduire ce processus. Un groupement de quatre c********ets dAvocats fut recruté pour épauler le Comité.

Le CTRTCM a été composé de 18 membres afin de représenter lensemble des départements ministériels concernés ainsi que les intérêts de la Société Civile. Le Comité Stratégique a quant à lui été composé des ministres en charge des cinq portefeuilles les plus étroitement concernés par les projets miniers et les enjeux de la Revue.

Dix-huit (18) Conventions étaient concernées par le processus de revue.

Le travail est finalisé et les résultats sont au niveau du Département pour lapplication des recommandations issues dudit processus.

8- Réforme Institutionnelle et Renforcement des Capacités Humaines

La République de Guinée a reçu un financement auprès de lAssociation internationale de développement (IDA), Groupe de la Banque Mondiale, à hauteur de 20 millions $US en vue de financement du coût du Projet dAppui à la Gouvernance dans le Secteur Minier (PAGSEM).

Un autre projet financé par la Banque Africaine du Développement (PARGEF).

Le projet de lUSAID financé par les Etats Unis dAmérique à hauteur de (TETRATEC) 9 millions de $ USD. Lobjectif est de renforcer la traçabilité des diamants, renforcer la capacité des cadres et léquipement des services techniques.

9- Audit institutionnel du Département

Un C********et recruté avec laide du Projet PAGSEM (KPMG). Au résultat de cet audit lorganigramme du Département est revu et meublé conséquemment ;

10- Formation des Cadres

Deux programmes de formation sont en cours :

Lun avec la BAD, piloté par le C********et Orrick et le BRGM de France ;

Lautre avec la Banque Mondiale à travers le PAGSEM

11- Infrastructures Minières

Lindustrie minière, par essence, est une industrie à caractère logistique, doù limportance des infrastructures de transport et dévacuation pour elle.

Conscient de cet état de fait et compte tenu des désavantages que subissent les projets miniers guinéens en raison du manque dinfrastructures, le Gouvernement a engagé une réflexion sur les voies et moyens de parer à cette situation. De cette réflexion il est sorti deux approches

-Faire appel aux Partenariats Public-Privé pour réaliser les infrastructures nécessaires aux mines ;

- Assurer la mutualisation des infrastructures existantes et futures pour une utilisation optimum de celles-ci.

Cest dans ce cadre que lEtat, à travers le PAGSEM a développé le Schéma Directeur des Infrastructures Minières avec 3 corridors :

Le Corridor Nord : avec le chemin de fer Kamsar-Sangarédi comme dorsale principale et le port de Kamsar.

Ce corridor pourrait aussi connaitre le développement dun Port minier dans les environs du CAP-VERGA pour les sociétés un peu en retrait de la ligne principale ;

Le Corridor du Centre : à bâtir autour de lancien chemin de fer Conakry-Niger et le Port de Conakry. Il inclut aussi le chemin de fer de la SBK et celui de Fria.

Il pourrait connaître des embranchements vers Tougué et les gisements de bauxite de Mamou-Dalaba.

Le Corridor Sud : laxe principal de ce corridor est le transguinéen tel quenvisagé par Simfer avec un port en eau profonde dans la zone de Morybaya-Kaback (Préfecture de Forécariah).

Pour la mise en œuvre de ce schéma, il est aussi envisagé de créer un organe de régulation de ces infrastructures et en acter une Loi sur les chemins de fer.

Aussi lAgence Nationale pour les Infrastructures Minières sera réorganisé et doté des moyens adéquats pour accomplir sa mission.

12- La signature à Paris le 24 Juin 2015 de :

- Laccord Multi-Utilisateurs du chemin de fer de Boké entre lANAIM (propriétaire), la CBG (utilisateur, concessionnaire) Guinea Alumina Corporation (utilisateur) et RUSAL/COBAD (utilisateur) ;

- Laccord dInfrastructure entre lEtat, lANAIM et GAC donnant laccès à GAC aux infrastructures de lANAIM, conformément aux dispositions de la Convention de Base tel quamendé ;

- Laccord Portuaire entre lANAIM, GAC et CBG fixant les conditions de réalisation des infrastructures dans le domaine portuaire et le domaine industriel à Kamsar;

- Laccord dopération portuaire entre lANAIM, GAC et CBG fixant les règles dopération en commun du port et du chenal de Kamsar;

- Avec la signature de ces accords, cest la concrétisation attendue des investissements dun mont tant estimé à près de 7,3 milliards de dollars USD avec les milliers demplois qui suivront;

- Ces accords feront de la région de Boké pour les prochaines années un pôle de développement économique majeur et fera du pays un acteur majeur de la filière bauxitique.

13- Les défis

- Amélioration des infrastructures de transport et dévacuation des produits miniers;

- Amélioration de la connaissance du potentiel minier;

- Amélioration de lorganisation de lexploitation artisanale;

- Modernisation du Cadastre minier;

- Construction et équipement dun Laboratoire national de la Géologie de référence internationale.

D- Perspectives de développement de lindustrie minière

Projets majeurs:

1- Projet dExtension de la CBG

La Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) est en train de mettre en œuvre un projet dextension de sa capacité de production. Ce projet sexécutera en deux phases :

Phase 1 : Augmentation de la capacité de production de 13.5 à 22.5 millions de tonnes par an en Décembre 2017.

Phase 2 : Augmentation de la capacité de production de 22.5 à 27.5 millions de tonnes par an à lhorizon 2022.

Le coût du projet est estimé à près de 1 milliard $ US.

2- Société des Mines de Boké

Cette société junior se propose de développer une mine de bauxite dans la région de Boké. A cet effet elle mène des travaux de prospection des gisements de bauxite et de construction dun port fluvial sur le Rio Nunez à Katougouma.

La concession a été accordée en février 2016. Les partenaires de la Société sont :

- Winning Shipping, armateur vraquier chinois

- Hang Dao Corporation : producteur dalumine et dalumium en Chine

- UMS SA : Logistique minier de Guinée Les coûts du projet initial sont estimés à 300 millions USD avec une production prévue avant fin 2015.

Une des composantes de ce projet est de former et équiper des groupements daffaires guinéens dans lexploitation des petites mines.

3- Projet Alufer

Cette autre société se propose de construire une mine de bauxite dans les environs de Bel-Air pour une production de 5-10 Mtpa. La convention minière a été signée le 1er février 2016.

La phase 1 de ce projet coûtera 300 millions et aura 2 composantes :

-Une mine avec installation de concassage;

-Un port avec une longue jetée pour recevoir les gros bateaux minéraliers.

La phase 2 du projet couvrira dautres gisements un peu plus éloignés dont lexploitation nécessitera un chemin de fer.

La société vient de proposer un changement du système de transport du minerai entre la mine et le centre industriel. Le système proposé est convoyeur à bande au lieu de Pipe Line (variante initiale).

4- PROJET EMIRATES GLOBAL ALUMINA

Cest lun des plus grands projets de développement de mine de bauxite de Guinée.

5- PROJET SIMANDOU

Il constitue le plus grand projet planifié et combiné dexploitation minière, dinfrastructures ferroviaires, portuaires et auxiliaires jamais réalisé en Afrique.

6- PROJET WEGA MINING

Le permis dexploitation a été signé en 2015.

7- PROJET WEILY MINING

Le permis dexploitation a été signé en mars 2016.

8- PROJET DIAN DIAN

Ce projet dispose dune convention assortie dune concession minière

9- PROJET ALLIANCE MINING COMMODITES

La convention et la concession ont été accordées.`

10- PROJET CHINA POWER INVESTMENT

Une convention de base a été établie.

11 - PROJET de REHABILITATION ET EXTENSION DE LUSINE DE FRIGUIA

Les négociations entre les parties sont en cours.

12- Projet de construction dun laboratoire national de la Géologie

Le Département travaille activement sur la construction et léquipement dun laboratoire national de la Géologie de standard international.

Cela contribuera:

- à la réduction du volume dexportation des échantillons;

- à la constitution dune base de données des résultats et à la conservation des échantillons témoins;

- à une meilleure connaissance de la composition minéralogique des minerais ;

- au renforcement du contrôle de lEtat sur les explorations et exploitations minières.

Conclusion

Le secteur minier guinéen recèle un potentiel évident pour servir de catalyseur au reste de léconomie nationale. Mais pour assurer ce rôle, ce potentiel doit être développé et transformé en plus value pour des retombées certaines pour les populations guinéennes.

Pour consulter et télécharger ce nouveau numéro, merci de cliquer ici: http://goo.gl/53aJXF

La Cellule de Communication du Gouvernement


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